Solopreneuriat : le guide complet pour devenir solopreneur
Solopreneuriat : le guide complet pour devenir solopreneur
Le solopreneuriat est un modèle de business qui connaît un certain essor depuis plusieurs années. Et pour cause, à première vue, cette manière de travailler à son compte semble allier le meilleur du freelancing et de l’entrepreneuriat.
Sur le papier, devenir un solopreneur à succès ou réussir en tant que solopreneuse, c’est profiter de la liberté d’un travailleur indépendant, tout en accédant à des revenus confortables, décorrélés de son temps de travail. Mais qu’en est-il vraiment ?
Dans cet article, je décrypte pour vous les tenants et les aboutissants du solopreneuriat. Et, entre nous, en tant que solopreneur de la première heure, je suis plutôt bien placé pour ça !
Définition, avantages et inconvénients, différence avec le freelancing, mais aussi meilleure méthode pour se lancer en tant qu’entrepreneur solo : je vous partage tout ce que vous devez savoir à propos du solopreneuriat.
Bonne lecture !
C’est quoi un solopreneur ? Définition
👉 Le solopreneuriat est un modèle d’entrepreneuriat qui consiste à entreprendre seul. En anglais, on parle de « One person business », littéralement, « entreprise d’une personne ».
Créer son entreprise sans associés, salariés ou investisseurs
Un entrepreneur classique s’associe avec d’autres porteurs de projet pour construire son business plan, lève des fonds pour lancer son activité, et embauche des salariés pour faire grossir son business.
À l’inverse, une entrepreneuse ou un entrepreneur solo ne compte que sur lui-même. Il n’a ni associé ni investisseurs ni salariés. Il peut se faire accompagner par un business coach et collaborer avec des freelances, mais son entreprise repose sur ses épaules.
En pratique, un solopreneur crée donc une autoentreprise, une entreprise individuelle ou une société unipersonnelle. Pour se développer, il n’embauche pas, mais fait appel à des prestataires indépendants et à des outils d’automatisation.
Pour augmenter son chiffre d’affaires, un solopreneur doit souvent piloter une équipe d’indépendants. Même s’il n’a pas d’employés, de collègues, de manager ou de patron, un solopreneur qui réussit n’est donc pas tout à fait seul.
Concrètement, un solopreneur collabore souvent avec un assistant virtuel, un setter, un closer, des freelances créatifs, des développeurs, ou encore un comptable. Mais attention, lorsqu’il se lance, il doit accomplir lui-même de nombreuses tâches :
- Développement de produits ;
- Mise en place et animation d’un système d’acquisition de clients ;
- Vente par téléphone ou par messages ;
- Gestion de la relation client et du service après-vente (SAV) ;
- Comptabilité et facturation.
Une activité basée sur le digital
Le solopreneuriat est intrinsèquement lié à internet.
Pour construire son activité et trouver des clients, un solopreneur ou une solopreneuse utilise son site internet, le référencement naturel (SEO), la création de contenu sur les réseaux sociaux, la publicité et la prospection en ligne, et les logiciels d’automatisation.
Son business model repose principalement sur la vente d’infoproduits, c’est-à-dire de produits digitaux, ou de services en ligne standardisés (services productisés). Une entrepreneuse ou un entrepreneur solo peut par exemple commercialiser :
- Des formations basées sur son expertise (graphisme, code, marketing, sport, etc.) ;
- Des ebooks, guides et playbooks ;
- Des templates (Notion, Excel, etc.) ;
- Des outils no-code ;
- Une newsletter payante dans laquelle il donne des analyses ou conseils avisés ;
- L’accès à une communauté sur abonnement ;
- Des plug-ins comme l’extension iann, le meilleur outil de prospection pour LinkedIn ;
- Des prompts IA ;
- Des agents IA.
Un business model scalable et rentable
Une autre grande caractéristique du solopreneuriat est qu’il s’agit d’un business scalable, c’est-à-dire d’une activité qui peut grandir pour s’adapter à la demande et générer plus de chiffres d’affaires en réalisant des économies d’échelle.
Plus précisément, pour être rentable, un solopreneur va chercher à créer une activité dans laquelle ses revenus sont décorrélés de son temps de travail, et réclamant un investissement initial (conception, marketing, distribution, etc.) modéré.
Un entrepreneur solo peut par exemple vendre 100 prompts IA, sans consacrer beaucoup plus d’heures de travail au développement de ce produit et investir beaucoup plus d’argent dans son tunnel de vente que pour en vendre 10.
La raison ?
Une fois créé, le produit dématérialisé peut être répliqué à l’infini à moindre coût (maintenance, hébergement, améliorations, etc.). Parallèlement, internet permet de toucher rapidement une clientèle cible qualifiée, avec un budget marketing modeste.
Parallèlement, un solopreneur, n’a pas de masse salariale, donc pas de salaires à payer tous les mois ; pas de locaux pouvant accueillir des salariés, donc pas de loyer à verser ; pas de licences informatiques et de matériel pour toute une équipe, etc.
Si le solopreneur gère bien sa trésorerie, les coûts de production et de fonctionnement de son entreprise unipersonnelle sont faibles, tandis que ses recettes peuvent être importantes. Le solopreneuriat peut par conséquent être rentable.
Un modèle de business qui s’adapte à votre mode de vie idéal
Le solopreneuriat est une forme d’entrepreneuriat qui connaît un grand succès ces dernières années, car elle est présentée comme le modèle parfait pour mettre son activité professionnelle au service de sa vie.
Cette manière de voir les choses est en partie vraie. En effet, en tant que solopreneuse ou solopreneur, vous êtes votre propre chef. Vous êtes donc libre de décider de :
- Votre emploi du temps, vos horaires de travail et vos dates de vacances ;
- Votre lieu de travail, votre cadre de travail et votre localisation géographique ;
- Vos missions et celles que vous souhaitez déléguer ;
- Vos méthodes et vos outils de travail ;
- Votre clientèle cible et vos partenaires de travail ;
- Vos formations et votre évolution de carrière ;
- etc.
Grâce à la réduction des contraintes matérielles et administratives (salariés, bureaux, équipements, etc.) que permet le numérique, un solopreneur peut construire une activité qui correspond à son style de vie et à ses aspirations.
S’il souhaite vivre en digital nomad, s’expatrier, travailler moins pour pratiquer un sport, se consacrer à son art ou passer plus de temps en famille, le solopreneur peut concevoir un business model sur mesure, qui répond à ses attentes.
Pour être tranquille une bonne partie de la journée et pouvoir voyager librement, il lui suffit par exemple de commercialiser un produit digital qui, une fois créé, demande peu d’interventions de sa part, ou d’automatiser sa prospection sur LinkedIn.
⚠️ Mais attention, il ne faut pas oublier qu’être solopreneur c’est aussi avoir l’entière responsabilité du fonctionnement de son business. Cette manière d’entreprendre peut donc être synonyme de stress et de charge mentale.
L’importance de la marque personnelle dans le solopreneuriat
Le solopreneuriat est un type de business qui repose sur une personne. Pour bien vendre et réussir en tant que solopreneur, il est donc généralement nécessaire de construire une marque personnelle forte.
En clair, en tant qu’entrepreneur solo, vous êtes votre propre marque. Pour attirer des prospects et les convertir en clients, vous devez par conséquent susciter leur intérêt et leur inspirer confiance.
Pour cela, vous devez travailler votre personal branding, par exemple en publiant du contenu sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, LinkedIn, YouTube, etc.), en alimentant votre blog ou encore en animant un podcast.
Le tout : démontrer et faire rayonner votre expertise, créer un lien de proximité avec vos clients potentiels et vous démarquer de la concurrence par votre personnalité, votre expérience, votre vision et votre fine compréhension des enjeux de votre audience.
Pourquoi se lancer dans le solopreneuriat ? Les avantages.
La définition du solopreneuriat vous a déjà permis d’entrevoir les avantages de cette manière de travailler à son compte. Mais entrons un peu plus dans le détail.
La liberté d’entreprendre et de choisir son mode de vie
Le premier avantage de lancer son business en solo est la liberté de choisir son lifestyle. En tant que solopreneur, vous êtes à la tête d’une société minimaliste. Vous n’avez pas d’équipe à manager, d’actionnaires à qui rendre des comptes ou de réunions imposées.
Vous pouvez adapter votre façon de travailler (heures de travail, lieu de travail, temps de travail, etc.) à vos envies et besoins. Mieux, ce modèle agile et flexible vous permet de changer de style de vie quand vous le voulez (ou presque) !
Le solopreneuriat est aussi synonyme de liberté d’entreprendre et de se développer professionnellement. Une nouvelle opportunité business vous attire ? Ni une ni deux, il ne tient qu’à vous de vous former et de vous lancer dans cette nouvelle voie.
L’opportunité de bien gagner sa vie à son compte
Si vous parvenez à créer une offre marketing irrésistible, à trouver des clients en continu et à fidéliser votre clientèle, le solopreneuriat peut vous permettre de générer des revenus confortables et surtout, décorrélés de votre temps de travail.
En clair, avec le bon produit ou service en ligne, la bonne promesse marketing, le bon positionnement et le bon système d’acquisition de clients, vous pouvez bien gagner votre vie et augmenter votre rémunération, sans travailler beaucoup plus.
Le solopreneuriat, et en particulier l’infopreneuriat, est ainsi souvent qualifié de source de revenus passifs. Cette appellation est trompeuse, car vendre des produits numériques ou des services sur internet demande toujours du travail.
Cependant, il est vrai que, bien mené, le solopreneuriat peut offrir une belle rentabilité sans impliquer beaucoup d’efforts supplémentaires. Ceci est d’autant plus vrai avec l’essor des outils d’IA qui permettent d’automatiser des tâches pour gagner en productivité à moindre coût (SAV, workflows, création de contenu, etc.).
Une activité stimulante et épanouissante
Être solopreneur c’est pouvoir créer une entreprise qui correspond à sa vision, à ses centres d’intérêt, et à ses valeurs.
Une coach sportive peut par exemple développer une activité de vente de programme de formation en ligne qui aide les jeunes mères à se sentir bien. Un concepteur de sites web peut pour sa part miser sur l’écoconception, en accord avec ses valeurs écologiques.
Se lancer en tant qu’entrepreneur solo c’est aussi percevoir l’impact de son travail sur son public cible. Vous êtes en effet au contact direct de votre clientèle, que ce soit via vos réseaux sociaux, votre SAV ou lorsque vous recueillez des témoignages.
Enfin, choisir le solopreneuriat c’est signer pour la nouveauté permanente. Vous devez en effet vous adapter sans cesse au marché, développer de nouvelles offres, mettre en place de nouveaux canaux d’acquisition de clients, vous renouveler, apprendre, etc.
Résultat, le solopreneuriat permet de construire une activité professionnelle qui a du sens, qui vous stimule intellectuellement, dans laquelle vous ne vous ennuyez jamais et, finalement, dans laquelle vous pouvez vous épanouir si vous avez un état d’esprit d’entrepreneur.
Un investissement financier minimal pour démarrer
Pour démarrer en tant que solopreneur, le tout est d’avoir une expertise solide, une bonne offre marketing et un bon système d’acquisition de clients. Or, sur internet, tout cela peut être mis en place à peu de frais.
En tant qu’entrepreneur solo, vous pouvez par exemple commercialiser un infoproduit en utilisant la version gratuite d’un site d’hébergement de produits digitaux comme Podia, et en attirant des clients gratuitement grâce à une stratégie de contenu efficace sur les réseaux sociaux.
Le solopreneuriat est donc le modèle idéal pour entreprendre quand on a du temps, de l’énergie, des compétences, mais pas de budget pour réaliser un investissement initial important dans des matériaux, des outils, des prestataires ou encore des locaux.
Quels sont les inconvénients du solopreneuriat ?
Le solopreneuriat a de nombreuses qualités. Pourtant, devenir solopreneur, et surtout le rester n’est pas toujours une promenade de santé.
Et pour cause, avoir son propre business indépendant comporte des inconvénients et implique de surmonter différents obstacles :
Un solopreneur assume de nombreuses responsabilités
En tant que solopreneur, vous êtes seul en charge de votre entreprise. Vous devez tout anticiper et tout gérer : développement produit, vente, administratif, etc.
Si vous vous faites aider par des prestataires, déléguez des missions à des freelances ou automatisez des tâches avec l’IA, vous devez chapeauter vos interlocuteurs ou vérifier le bon fonctionnement de vos outils.
L’entière responsabilité de votre business repose sur vous. Si une erreur est commise, qu’un logiciel bug, ou qu’un client est mécontent, vous êtes en première ligne. Vous devez trouver une solution seul.
De même, si le marché évolue ou si vous perdez votre motivation, c’est à vous seul qu’il revient d’adapter votre offre, d’identifier une nouvelle opportunité ou encore de réviser votre business model.
Votre charge mentale peut donc être lourde ce qui peut vous causer du stress. Pour ne pas sombrer, pensez à sortir de la solitude, à échanger avec des pairs ou à vous faire accompagner par un mentor business ou un business coach lorsque vous sentez que vous perdez pied.
Un modèle d’entrepreneuriat potentiellement précaire
S’il peut vous permettre de gagner beaucoup d’argent, le solopreneuriat peut aussi vous placer dans une position financière délicate. Vous profitez en effet d’une protection sociale (chômage, assurance maladie, retraite, etc.) bien moindre que celle d’un salarié.
Pour éviter de tomber dans la précarité, vous devez vous adapter au marché en faisant évoluer vos compétences, vos produits, votre offre et votre système d’acquisition de clients rapidement.
Vous devez également anticiper les risques (baisse d’activité, accident ou maladie vous empêchant de travailler, etc.) en vous assurant (maladie, mutuelle, prévoyance, etc.), en épargnant régulièrement, en investissant pour vous constituer un patrimoine et en diversifiant vos sources de revenus.
Un mode d’entrepreneuriat solitaire
Le dernier inconvénient majeur du solopreneuriat est la solitude. Comme son nom l’indique, cette manière d’entreprendre implique d’être solo, de ne pas avoir de collègues, de supérieur hiérarchique ou d’associé.
Conséquence, être entrepreneur solo revient souvent à ne pas pouvoir partager ses problèmes, ses challenges et ses craintes, et donc de devoir affronter ces obstacles de façon autonome.
Même si vous appréciez de travailler sans être dérangé et de mener votre barque comme bon vous semble, cet isolement et ce manque de point de vue extérieur peuvent vous mettre en difficulté (prise de recul stratégique, perte de sens, etc.).
D’où l’importance de s’entourer. Pour cela, vous pouvez par exemple :
- Fréquenter des événements professionnels ;
- Rejoindre une communauté d’entrepreneurs en ligne ou en présentiel ;
- Travailler dans un espace de coworking ;
- Participer à un voyage ou un séminaire de solopreneurs ;
- Suivre d’autres entrepreneurs sur les réseaux sociaux ;
- Rejoindre un coaching de groupe pour solopreneurs ;
- Vous faire accompagner par un business coach ou un mentor expérimenté.
Quelle est la différence entre un solopreneur et un freelance ?
Devenir freelance c’est créer une entreprise unipersonnelle pour vendre des prestations de service intellectuelles (développement, graphisme, photographie, conseil aux organisations, communication, coaching, etc.), le plus souvent à des entreprises.
Comme un solopreneur, un freelance est son propre patron. Il décide de son calendrier, choisit ses clients et ses missions, travaille d’où il veut, fixe ses prix, etc. Alors, qu’est-ce qui différencie un freelancer d’un entrepreneur solo ? On fait le point.
Des revenus décorrélés du temps de travail avec le solopreneuriat
La principale différence entre un freelance et un solopreneur est que le premier vend son temps, tandis que le second construit une offre scalable, qui lui permet d’augmenter ses bénéfices sans faire croître, proportionnellement, ses heures de travail.
En d’autres termes, pour gagner plus, un travailleur indépendant classique doit trouver plus de clients, réaliser plus de missions ou augmenter ses prix. La croissance de son chiffre d’affaires est, in fine, limitée par sa capacité de travail, le temps disponible et la valeur accordée à ses compétences.
Pour sa part, le solopreneur peut développer un produit numérique, mettre en place un canal d’acquisition de clients puis vendre cet infoproduit des dizaines, des centaines ou des milliers de fois, sans travailler dix, cent ou mille fois plus.
Être solopreneur permet donc, en principe, de bien gagner sa vie tout en ayant du temps libre ou un rythme de travail raisonnable. Un luxe réservé uniquement aux freelances dont les compétences sont très recherchées ou qui ont su trouver une niche rentable.
Des revenus plus importants en tant que solopreneur qu’en freelance
Le solopreneuriat permet aussi, habituellement, de gagner plus que le freelancing.
L’explication est simple : un solopreneur peut faire autant de ventes qu’il le souhaite, dans la limite de la demande du marché et de sa capacité à adapter son offre marketing et à trouver des clients. Un ebook peut se vendre des millions de fois.
Mieux, grâce aux outils d’IA et à ses coûts réduits (pas de masse salariale, de matériel, de licences, de bureaux, etc.) le solopreneur peut dégager une marge importante sur la vente de ses produits digitaux ou de ses services en ligne.
Quant au freelance, ses frais de fonctionnement sont également faibles (le plus souvent : un ordinateur, quelques logiciels, des formations, etc.), mais sa capacité à générer du chiffre d’affaires est limitée par le temps.
Une fois son carnet de commandes rempli, le ou la freelance ne peut pas prendre plus de missions. Résultat, il ou elle passe à côté d’opportunités commerciales et ses recettes sont proportionnelles à son nombre d’heures travaillées.
Une plus grande indépendance à l’égard des clients pour les freelances
Un solopreneur peut vendre ses produits numériques ou services en ligne simultanément à un grand nombre de personnes.
Contrairement au freelance, qui travaille avec un nombre limité de clients, l’entrepreneur solo n’est donc pas dépendant d’une poignée d’entreprises ou de particuliers pour gagner sa vie.
En ce sens, le solopreneuriat offre une sécurité financière un peu plus importante que le freelancing. Une vente ratée ou un client perdu a un impact minime sur le chiffre d’affaires d’un solopreneur, tandis qu’elle peut mettre un freelance en difficulté.
Une gestion plus complexe en tant que solopreneur
Concernant la gestion d’entreprise, le développement commercial et la relation client, le freelancing marque un point par rapport au solopreneuriat.
Pour faire grandir son activité et booster son chiffre d’affaires, le solopreneur doit collaborer avec des prestataires et/ou mettre en place des automatisations.
Il doit donc être à l’aise avec les outils digitaux, savoir « bidouiller », suivre ses performances, analyser ses résultats et faire des optimisations. Il doit aussi apprendre à briefer les freelances avec lesquels il travaille, et parfois les « manager » un peu.
Comme il génère un chiffre d’affaires plus élevé, fait plus de ventes, s’adresse à plus de clients, et paie plus de logiciels et de prestataires, le solopreneur doit souvent réaliser plus de tâches administratives et comptables qu’un freelance.
Freelacing et solopreneuriat : une différence pas si nette
La limite entre freelancing et solopreneuriat n’est pas gravée dans le marbre. D’ailleurs, pour devenir un freelance à succès, il est nécessaire de se comporter comme un soloentrepreneur notamment en :
- Travaillant son offre de services, son positionnement marketing et sa proposition de valeur pour attirer des clients prêts à payer ses prestations, facturer ses interventions au juste prix, être rentable et bien gagner sa vie ;
- Consacrant du temps et des efforts réguliers à son développement commercial (création de contenu et prospection) pour trouver des clients en continu et ne pas avoir de période creuse ;
- Déléguant des tâches (comptabilité, prospection, création de contenu, etc.) à des prestataires, des logiciels ou des assistants IA pour se concentrer sur son cœur de métier, améliorer sa productivité, et augmenter son chiffre d’affaires.
Par ailleurs, un ou une freelance peut diversifier ses sources de revenus en lançant un produit numérique ou un service productisé, basé sur son expertise.
De nombreux indépendants capitalisent par exemple sur leurs compétences et leur expérience pour créer et vendre une formation en ligne.
Il y a une dizaine d’années, j’ai moi-même débuté en tant que solopreneur en vendant mes connaissances de consultant en marketing digital sous forme de cours en ligne.
Qui peut se lancer dans le solopreneuriat et devenir solopreneur ?
Entreprendre en solo n’est pas un parcours facile. Pour réussir en tant que solopreneur ou solopreneuse, il est nécessaire d’avoir un profil particulier.
Les solopreneurs sont des profils créatifs et orientés solution
Un solopreneur doit sans cesse trouver des solutions à des problèmes (stratégiques, techniques, humains, etc.) et rester motivé face aux difficultés.
Le solopreneuriat est donc plutôt réservé aux personnes créatives et curieuses, qui aiment innover en permanence, apprendre et se former pour relever des défis et s’adapter au marché.
Entreprendre seul c’est aussi devoir construire sa marque personnelle, souvent via la création de contenu sur les réseaux sociaux ou internet (blog, podcast, vidéos YouTube, etc.). Là encore, la créativité est donc de mise.
Personnellement je publie quotidiennement du contenu sur mon blog, ma newsletter et mes différents réseaux sociaux depuis plusieurs années, ce qui m’a permis de fédérer une communauté d’entrepreneurs, entrepreneuses et freelances passionnés et passionnants.
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Les solopreneurs sont des profils polyvalents
Le solopreneur est un homme ou une femme orchestre.
Pour réussir, il doit réaliser des tâches très diversifiées et se former sur une variété de sujets : marketing digital, management, négociation, code, intelligence artificielle, création de contenu, etc.
Pour s’épanouir en tant qu’entrepreneur solo, il est donc indispensable d’avoir un profil polyvalent (certains diront « multipotentiel »), ou du moins d’être prêt, dans un premier temps au moins, à toucher à de nombreux domaines.
Les solopreneurs sont des personnes indépendantes et autonomes
Comme tout travailleur indépendant, un solopreneur doit être capable d’avoir de la discipline.
Aucun patron, associé ou collègue n’est là pour l’aider à se cadrer et à être productif. L’entrepreneur solo doit donc apprendre à s’organiser, gérer son temps et travailler de manière autonome.
Les solopreneurs sont des personnes qui ne se retrouvent pas dans le salariat
Le solopreneuriat est une manière de travailler idéale pour les personnes qui ne se sentent pas à leur place en entreprise à cause du lien hiérarchique, du cadre contraint ou encore des revenus et de l’évolution de carrière bridés.
Entreprendre en solo, c’est en effet se donner l’opportunité de bâtir une activité professionnelle sur mesure, alignée avec ses attentes (mobilité géographique, horaire, partenaires, missions, rémunération, etc.).
Pour ma part, j’ai quitté la grande agence de publicité dans laquelle je travaillais et je me suis mis à mon compte car :
- Je n’étais pas à l’aise avec l’autorité et les rapports hiérarchiques ;
- J’étais frustré de ne pas voir l’impact de mon travail ;
- Je trouvais que la progression était trop lente et conditionnée à pas mal de jeu social.
Comment devenir solopreuneur ?
Vous pensez avoir toutes les qualités requises pour devenir un solopreneur ou une solopreneuse à succès ?
Voici quelques conseils de vieux sage qui vous permettront de débuter dans le solopreneuriat et, je l’espère, de créer un business durable, rentable et épanouissant.
Le bon moment pour démarrer dans le solopreneuriat
Lorsqu’on se lance en tant que solopreneur, le timing est important.
Idéalement, créez votre activité lorsque vous avez de l’argent de côté (épargne) et/ou un revenu de substitution (chômage, aides, salaire).
Cela vous évitera de vous retrouver dans une galère financière et vous permettra de démarrer votre entreprise solo, sans stress, dans les meilleures conditions.
Mon conseil : si possible, commencez votre business solo en parallèle de votre emploi salarié ou de votre freelancing.
Par ailleurs, débutez dans le solopreneuriat lorsque vous avez acquis une expérience et des compétences, préférablement dans un domaine où la demande est forte.
Cela vous permettra de créer directement des infoproduits ou un service productisé, sans avoir à vous former de A à Z.
Faire le point sur son mode de vie idéal et ses objectifs professionnels
Le solopreneuriat est une manière d’entreprendre dans laquelle votre activité est au service de votre vie.
Pour concevoir le business model qui vous correspond et vous permet de vous épanouir, vous devez identifier vos besoins, vos attentes et vos objectifs.
Pour cela :
- Clarifiez votre style de vie idéal en imaginant quelle serait votre journée parfaite (nombre d’heure de travail, lieu de travail et de vie, contacts sociaux, intensité, régularité, etc.) ;
- Définissez vos objectifs financiers (montant, prévisibilité) au regard du coût de la vie et de vos projets à moyen et long terme (achat d’une résidence principale, etc.) ;
- Identifiez ce que vous souhaitez vendre (ou pas) en fonction de vos compétences (techniques et personnelles) et de vos centres d’intérêt (produit ou service, expertise ou exécution, relation client forte ou faible, etc.).
Une fois ces données en tête, vous pourrez identifier un modèle d’affaires aligné avec vos objectifs personnels et professionnels.
Si vous voulez générer des revenus stables tout en conservant la liberté de gérer votre temps, vous pouvez par exemple développer un service productisé sur abonnement.
Trouver le business model qui correspond à votre profil et à vos aspirations peut être compliqué. Pour y arriver, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un business coach.
👉 En tant que business coach, j’ai aidé de nombreux entrepreneurs à trouver un modèle économique rentable et adapté à leur lifestyle.
Vous pouvez par exemple retrouver le témoignage détaillé de Matthieu, qui vend aujourd’hui un service productisé par abonnement, sur ma chaîne YouTube.
Étudier le marché et trouver une opportunité commerciale porteuse
La clé pour réussir en tant qu’entrepreneur solo est de bien étudier le marché pour trouver une opportunité commerciale porteuse.
Avant de vous lancer, vous devez donc :
- Analyser ce que font les solopreneurs qui évoluent déjà dans votre secteur d’activité (produit ou service proposé, cible marketing, proposition de valeur, positionnement prix, résultats, etc.) ;
- Observer et questionner vos clients potentiels en présentiel ou via internet (forums, réseaux sociaux) pour comprendre leurs besoins et leurs caractéristiques (maturité, budget, etc.), puis définir votre client idéal ;
- Identifier comment vous pouvez aider votre clientèle cible à résoudre un problème douloureux grâce à vos compétences (formation, coaching, communauté, mini-logiciel, template, etc.).
Construire une offre marketing attractive
Savoir quoi vendre et à qui ne suffit pas pour lancer une entreprise solo à succès.
Pour faire des ventes et encaisser des recettes, vous devez présenter votre produit ou service de manière à attirer votre clientèle cible, c’est-à-dire créer une offre marketing irrésistible.
Concrètement, à ce stade vous devez notamment :
- Décrire votre produit et ses bénéfices de manière convaincante et différenciante à travers une proposition de valeur claire et synthétique (une phrase) ;
- Mettre en place une grille tarifaire cohérente au regard du budget de votre client cible, des prix de vos concurrents et de vos coûts de production ;
- Identifier des garanties et des promotions qui sauront donner confiance à votre audience et la faire passer à l’achat.
Concevoir et produire un produit ou service attractif
Une fois votre stratégie marketing établie, il est temps de passer au développement de votre premier produit numérique ou service en ligne.
Pour bien se vendre, celui-ci doit :
- Aider votre clientèle cible à résoudre une problématique qui a un fort impact sur sa vie personnelle ou professionnelle ;
- Prendre une forme qui correspond aux besoins, aux attentes et aux habitudes de consommation de votre audience cible ;
- Refléter votre expertise et être de bonne qualité, sur la forme comme sur le fond.
Commencez par créer un produit ou un service test, abouti, mais qui ne vous demande pas trop de travail et d’investissement financier.
Cet essai vous permettra de mieux comprendre votre clientèle et votre marché, puis de vous y adapter, sans gaspiller toutes vos ressources et votre énergie.
Mettre en place un système d’acquisition de clients efficace
Attirer des clients régulièrement est indispensable pour bien gagner sa vie en tant que solopreneur.
Dans cette perspective, vous devez mettre en place un entonnoir de vente efficace, par exemple :
- Capter l’attention de vos prospects et leur démontrer votre expertise en publiant fréquemment des contenus sur un réseau social fréquenté par votre audience ;
- Faire régulièrement des appels à l’action dans vos contenus pour inciter votre audience à se rendre sur votre landing page et à lire votre argumentaire de vente ;
- Encourager les lecteurs à cliquer sur le lien de votre page de vente et à acquérir votre infoproduit ou votre service productisé en bénéficiant d’une réduction temporaire.
Créer une entreprise pour devenir solopreneur
Parallèlement à la création de votre tunnel de vente, n’oubliez pas de faire les démarches juridiques et administratives nécessaires pour déclarer votre activité.
Choisissez un statut juridique qui correspond à vos objectifs (chiffre d’affaires, simplicité administrative, protection sociale, etc.) puis immatriculez votre entreprise.
Ces démarches peuvent être compliquées. Pensez donc à vous faire conseiller et accompagner par une légaltech, un avocat ou encore un comptable.
💡Bon à savoir : certaines banques professionnelles en ligne proposent, en parallèle de la souscription d’un compte, une aide à la création d’entreprise à moindre coût.
Soigner sa relation client pour fidéliser sa clientèle
Une fois votre premier produit numérique ou service en ligne lancé, soignez votre relation client en étant réactif, sympathique et à l’écoute.
Demandez des feedbacks à vos clients pour améliorer votre offre.
Lorsque vos clients sont satisfaits, demandez-leur un témoignage (écrit ou vidéo) ou un avis en ligne.
Vous pourrez mettre en avant ces retours positifs sur vos réseaux sociaux et votre site internet pour convaincre d’autres clients de vous faire confiance.
Déléguer et automatiser son business de solopreneur
Vous parvenez maintenant à faire un bon volume de ventes et vous sentez que vous ne pouvez plus gérer tous les aspects de votre activité vous-même ?
Pour continuer de développer votre « soloentreprise », il est temps de déléguer ou d’automatiser les tâches qui sortent de votre cœur de métier.
Vous pouvez par exemple :
- Gagner du temps en confiant la gestion de votre SAV à un assistant virtuel (secrétaire à distance) ou, si vous êtes un peu geek comme moi, à un assistant IA ;
- Booster vos ventes faisant réaliser vos appels de vente par un high ticket closer, expert dans la conclusion de vente de produits onéreux) ;
- Augmenter votre productivité en utilisant un agent IA pour décliner vos contenus dans différents formats adaptés à différents réseaux sociaux.
Faire de la veille et rester à l’affût du marché pour durer
Finalement, pour durer en tant que solopreneur, continuer sans cesse de vous former et de faire de la veille pour vous adapter rapidement à votre marché.
Sur internet, tout change très vite.
Pour ne pas être dépassé, vous devez savoir reconnaître et saisir les nouvelles opportunités, mais aussi abandonner dès que possible ce qui ne fonctionne plus.
Rester agile n’est pas toujours facile, en particulier lorsqu’on n’a personne avec qui échanger et prendre du recul sur sa situation.
Là encore, l’accompagnement par un business coach ou un mentor peut se justifier.
Dans le cadre de mon coaching, j’aide régulièrement des solopreneurs et des solopreneuses expérimentés qui ont besoin de faire un pas de côté pour relancer leur activité.
Si tel est votre cas, faites-moi signe !
Solopreneuriat : c’est quoi et comment se lancer ? Ce qu’il faut retenir.
- Le solopreneuriat est un modèle d’entrepreneuriat qui consiste à créer une entreprise en solo, sans salariés, associés ou investisseurs. Ce type d’entreprise est synonyme de liberté et d’agilité, mais aussi de responsabilités et de solitude. Il convient aux profils créatifs, résilients et indépendants.
- Les revenus d’un solopreneur peuvent être importants puisqu’il vend des produits ou des services scalables, susceptibles d’être vendus à de nombreux clients et de générer un chiffre d’affaires important, sans augmentation proportionnelle des ressources investies.
- La différence principale entre le solopreneuriat et le freelancing est qu’un freelance vend son temps et voit ses revenus limités par sa capacité de travail, tandis qu’un solopreneur vend des infoproduits ou des services productisés et encaisse des recettes décorrélées de son temps de travail.
- Pour devenir solopreneur, commencez par identifier un business model adapté à votre style de vie et à vos objectifs professionnels. Travaillez ensuite votre stratégie marketing, puis développez une offre test, adaptée à votre clientèle cible. Une fois votre offre validée, optimisez-la. Pour vous concentrer sur la délivrance de votre offre et accélérer votre croissance, déléguez et automatisez les tâches qui peuvent l’être.
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Solopreneuriat : la Foire Aux Questions (FAQ)
Vous avez encore des questions à propos du solopreneuriat ? Lisez ce qui suit…
C’est quoi un solopreneur ?
Un solopreneur est une personne qui entreprend seule, sans salariés, associés ou investisseurs.
Pour développer son business et augmenter son chiffre d’affaires, il délègue une partie de ses tâches à des prestataires freelances ou les automatise.
Ce type d’entrepreneur ou d’entrepreneuse commercialise généralement des infoproduits (produits numériques) ou des services en ligne standardisés (services productisés).
Son offre est scalable, c’est-à-dire qu’elle peut générer plus de recettes sans nécessiter un investissement en temps ou en argent proportionnel.
L’infopreneuriat est donc souvent rentable.
Quelle est la différence entre un solopreneur et un freelance ?
La principale différence entre solopreneuriat est freelancing est que les revenus d’un freelance sont corrélés à son temps de travail, pas ceux du solopreneur.
En d’autres termes, un freelance vend son temps, tandis qu’un solopreneur vend des produits digitaux ou des services productisés (services standardisés).
Quel est le synonyme de solopreneur ?
Le synonyme de solopreneur est entrepreneur solo, entrepreneur individuel, ou encore « one person business » (en anglais).
Quel business commencer avec 100 euros ?
Le soloentrepreneuriat est un modèle d’entrepreneuriat idéal pour les personnes qui ont des compétences et souhaitent entreprendre sans investir d’argent.
Il est en effet possible de créer un produit digital ou un service standardisé et de le commercialiser sur internet sans investissement financier initial conséquent.