Quitter le système en 5 étapes

Salut à toi et bienvenue !

J’espère que tu vas bien. Aujourd’hui, je voudrais te donner les cinq étapes pour quitter le système. Alors, qu’est-ce que j’entends déjà par « le système » ? Je parle non pas du système capitaliste, mais du salariat.

 

Aujourd’hui, tu es peut-être salarié et tu en as marre du métro, boulot, dodo. Tu en as marre de ton patron. Tu en as marre de bosser dans un bureau ou dans un open space, de faire le trajet tous les matins. Moi, je sais que c’était quelque chose que je détestais, de me taper le monde le matin quand j’allais au boulot. C’est un enfer. Et peut-être que tu as envie d’en sortir. Peut-être que tu ne supportes plus cette situation. Peut-être que tu aspires à plus de liberté.

 

Et c’est vraiment de cela dont je voudrais te parler aujourd’hui. Et je ne crois pas du tout à ce que certains gourous peuvent dire parfois. Tu sais, les fameux : « Lance-toi. Tout ça, c’est dans la tête. Il faut que tu aies confiance en toi. Il faut que tu te jettes ». Je ne crois pas du tout à ce genre de discours parce qu’il faut faire les choses, à mon avis, dans l’ordre sinon, tu prends de gros risques. Tu peux te retrouver sur la paille. Tu peux te retrouver à la fin sans argent, sans boulot, sans rien du tout.

 

Donc, je ne pense pas qu’il faille faire les choses n’importe comment. Moi, je me suis lancé en tant qu’indépendant en 2016, en juillet 2016 exactement, et j’ai fait cela d’une manière un petit peu risquée dans le sens où j’ai refusé un CDI et j’ai bossé directement en tant que freelance, en tant que freelance community manager. Et je n’avais pas vraiment de filet de sécurité, mais avec le recul, je vois que c’était un gros risque que j’ai pris. Ce n’est pas du tout quelque chose que je recommande de manière générale.

 

Donc, voilà, je voudrais partager avec toi quelques points par rapport à cela. Et cela va t’intéresser si tu n’es pas du tout freelance, si tu es salarié, si tu n’es pas du tout indépendant ou même si tu es à moitié freelance, si tu bosses à côté en tant que freelance et que tu es salarié. Cela va t’intéresser pour faire le saut, pour pouvoir simplement être indépendant à temps plein, pour quitter complètement le système.

 

Donc pour moi, il faut être méthodique et il y a cinq étapes très précises.

Première étape

La première étape déjà, c’est de récolter des preuves de tes compétences. Alors, qu’est-ce que je veux dire par là ? Imaginons que tu es salarié, c’est peut-être ton cas aujourd’hui, tu bosses en entreprise et tu as envie de sortir de tout cela. Déjà avant de chercher des clients ou de faire quoi que ce soit, ce qu’il faut que tu fasses, c’est que tu aies un portfolio ou des preuves que tu es compétent. Il faut que tu montres, que tu récoltes, que tu rassembles différentes preuves que tu es compétent dans ton domaine.

 

Et souvent moi, je parle de portfolio parce que je m’adresse à beaucoup de gens qui exercent des métiers créatifs. Par exemple, si tu es graphiste, si tu es webdesigner, peu importe, tu peux créer un portfolio de toutes tes créations, soit des créations que tu as fait dans ton boulot actuel, soit que tu as fait à côté, en tant que freelance. Mais il faut que tu récoltes un maximum de choses pour, derrière, avoir beaucoup plus de succès rapidement quand tu vas démarcher, quand tu vas prospecter.

 

Ce qu’il faut parfois faire au début, quand vraiment tu n’as aucune preuve de tes compétences – imaginons que tu es, je ne sais pas, tu es ingénieur et tu as envie d’être community manager freelance. Moi, j’ai des gens qui parfois m’écrivent et qui veulent faire des réorientations totales. Dans ce cas-là, comment est-ce que tu fais ? Peut-être que tu n’as pas d’idée. C’est très simple et beaucoup de gens sont opposés à cela, mais il faut travailler gratuitement.

 

Alors, je sais que ce n’est pas un discours qui est très sexy et qui est très politiquement correct. Mais au début, si tu n’as pas le choix, si tu n’as pas d’autres choix pour récolter des preuves de tes compétences, je t’invite à travailler gratuitement. Cela va te permettre simplement de dire… tu vas dire à des gens : « Je peux vous aider gratuitement si vous me faites un témoignage », par exemple. Tu vas pouvoir dire aussi à des gens : « Je suis prêt à régler votre problème ou à travailler pour vous pendant un mois gratuitement et vous me payez après ». Bref, tu t’organises comme tu veux, tu fais comme tu veux, mais tu dois récolter un maximum de témoignages ou de preuves directes de tes compétences.

 

Et en tant que community manager aussi par exemple – je parle de cela parce que je sais que beaucoup de gens sont intéressés par les réseaux sociaux – Il faut que tu crées un portfolio. Ce n’est pas uniquement pour les métiers purement créatifs. Ce n’est pas juste pour les illustrateurs, pour les graphistes, etc. C’est même pour les community managers, les marketeurs et toutes sortes de métiers même plus techniques, parce que c’est un moyen de montrer que tu sais ce que tu fais et que tu n’es pas un pur débutant, que tu ne débarques pas. Et cela va rassurer tes futurs prospects, tes futurs clients tout court.

 

Donc, peu importe la forme que ça a. Cela peut être sur un site internet. Cela peut être dans un PDF, peu importe. Moi, au tout début, dans la publicité, quand j’ai commencé non pas en tant qu’indépendant mais en tant que concepteur rédacteur, j’étais créatif publicitaire. Pour entrer dans ce monde-là, j’ai créé un portfolio qui était purement sur un document PDF, rien d’autre. Je n’avais pas de site internet et cela a très bien marché. J’ai démarché des agences avec ce portfolio PDF et c’est cela qui m’a permis derrière d’être indépendant. Donc, ne t’embête pas trop avec la forme. Ne t’embête pas trop avec l’emballage, tant que le fond est correct.

 

Si, par exemple, aujourd’hui, tu as envie de devenir web marketeur indépendant, proposer tes services en tant que Web marketeur, et que tu as des communautés en ligne. Par exemple, je ne sais pas, tu as un groupe Facebook de 1 000 personnes ou alors tu as une page Facebook avec 1 000 personnes, ou même moins. Tu n’es pas obligé d’aller aussi loin. Tu peux utiliser cela dans ton portfolio. C’est une preuve très concrète que tu sais de quoi tu parles. Alors, évidemment, si tu as un groupe de 1 000 personnes, un groupe Facebook de 1 000 personnes, tu ne vas pas dire que tu es expert YouTube. Il faut que cela soit cohérent évidemment. Il faut que ce soit pertinent, mais en tout cas, tu as des preuves concrètes. Peu importe que ce soit pour toi, peu importe que ce soit du boulot pour ta boite actuelle, peu importe que ce soit du boulot gratuit, tant que tu as des preuves concrètes que tu sais ce que tu fais.

 

Ça, c’est la première étape et elle est cruciale pour pouvoir avoir des résultats rapidement derrière, pour pouvoir simplement sortir du système le plus vite possible, pour pouvoir convaincre des clients rapidement par la suite.

Deuxième étape

Ensuite, ce que tu fais, c’est que tu te déclares en tant qu’indépendant. Non pas au tout début, il y a beaucoup de gens qui se déclarent indépendants dès le début. Ils se disent : « Voilà, moi, je veux me lancer. Je vais me déclarer tout de suite indépendant ». C’est une mauvaise idée. Pour moi, le mieux, c’est vraiment d’abord de bosser sur tes compétences et même de te former si tu n’es pas assez compétent aujourd’hui. Je t’ai parlé de récolter des preuves de tes compétences, en même temps tu peux te former.

 

De toute façon, il faut se former constamment, et c’est seulement après que tu te déclares en tant qu’indépendant, que tu crées ta micro-entreprise si tu veux te lancer en freelance, mais pas avant. Il y a beaucoup trop de gens qui pensent à la forme juridique, au statut juridique, qui pensent à la paperasse, à tout l’aspect légal, alors que cela n’a aucun intérêt au début, vraiment. Cela doit être seulement la deuxième étape, une fois que tu sais à peu près où tu vas. Ne t’embête pas avec ces questions de paperasse administrative et tout ça dès le début. C’est vraiment une mauvaise idée.

Troisième étape

Donc, tu te déclares en tant qu’indépendant, deuxième étape. Et troisième étape, c’est là que tu vas chercher des clients. Ça, c’est le gros problème de beaucoup de gens et pourtant cela peut être extrêmement simple si aujourd’hui tu n’es pas encore freelance ou pas freelance à temps plein. N’oublie pas que dans ton réseau proche, dans tes amis, dans ta famille, dans les amis de tes amis, tu peux avoir des gens qui peuvent être intéressés par tes services, par ce que tu proposes. Et il y a beaucoup de gens qui directement se penchent sur LinkedIn, sur les emails, sur la pub Facebook, etc. alors qu’ils ne se rendent pas compte à quel point il y a énormément de prospects, de clients potentiels dans leur entourage.

 

Donc, d’abord, avant de chercher quoi que ce soit sur les réseaux sociaux, tu fais un petit email de groupe à tes amis, à tes proches ou un petit message sur Facebook ou peu importe, ou un texto ou je ne sais pas, ce que tu veux, mais tu envoies un message groupé. Et tu dis : « Voilà, je me lance dans tel domaine, je cherche des clients ». Sois précis sur les clients que tu cherches et sois précis sur le problème que tu es capable de résoudre. Parce que si tu ne le fais pas, tes amis et tes proches ne vont pas comprendre à qui ils peuvent te recommander. Ça, du coup, tu vas perdre du temps et tu vas perdre des clients potentiels. Donc, sois précis par rapport à cela. Tu envoies un message et tu leur dis : « Voilà, si vous avez des gens à me recommander, je suis preneur. Je cherche activement des clients ». Et c’est seulement après, une fois que tu as prospecté auprès de tes réseaux proches, disons, que tu vas pouvoir te lancer sur les réseaux sociaux, que tu vas pouvoir envoyer des messages sur LinkedIn, envoyer des emails, etc. Mais surtout, concentre-toi d’abord dans ton entourage proche.

 

En fait, il y a deux extrêmes. Il y a des gens qui pensent qu’en se lançant, les clients vont venir à eux parce que le freelancing, le marketing digital notamment, c’est un eldorado, ou le graphisme sur Internet, c’est un eldorado. Il y a des gens qui se disent que parce qu’ils se déclarent en tant qu’indépendants, derrière, les clients vont arriver vers eux tout seul automatiquement. Ce n’est pas comme cela que ça marche. Et de l’autre côté, il y a des gens qui vont chercher des personnes qui n’ont jamais entendu parler d’elles avant de creuser dans leurs réseaux proches. Donc, attention à cela. C’est ma troisième étape pour quitter le système, pour quitter le salariat : cherche des clients après t’être déclaré indépendant.

Quatrième étape

Quatrième étape : bosse pour ses clients pour récolter de l’argent. Cela peut paraître simple dit comme cela, mais il faut que tu te constitues un filet de sécurité. Dans l’idéal, il faut que tu bosses assez pour avoir l’équivalent de six mois de salaire de côté. Tu vois, imaginons que tu as besoin de 2 000 euros pour vivre, j’imagine. Si tu es dans une grande ville par exemple, tu as besoin de 2 000 euros pour vivre, il faut que, par mois, tu aies récolté 12 000 euros avant de te lancer. Ça, c’est l’idéal. Je sais que tout le monde ne peut pas ou n’a pas la motivation pour se lancer, pour bosser pendant 6 mois comme cela, pas que 6 mois mais pour bosser un petit temps jusqu’à récolter une telle somme. Je sais que tout le monde n’en est pas capable ou n’a pas la force pour cela, mais c’est dans l’idéal ce que tu dois faire. Il faut absolument que tu aies un filet de sécurité.

Donc, ça, c’est la quatrième étape. C’est la moins sexy. C’est la plus dure. C’est la plus longue. C’est la plus difficile, mais il faut que tu te constitues un filet de sécurité, un matelas de sécurité. Et je vais revenir par la suite parce que c’est ce qui te permet derrière d’être serein. Et enfin, une fois que tu as assez, tu peux quitter ton travail en prenant évidemment en compte le délai que tu dois respecter pour quitter ton CDI ou ton CDD, peu importe. Regarde dans ton contrat quelles sont les différentes conditions, mais il faut que tu quittes ton travail à ce moment-là une fois que tu as assez d’argent.

 

Cinquième étape

Mais ne crois pas que c’est fini après, parce que souvent on se dit, voilà, dès qu’on a quitté le système, le salariat, c’est fait. C’est terminé, tout est acquis. Ce n’est pas du tout le cas. La liberté, c’est quelque chose qu’il faut mériter constamment. Il faut se battre régulièrement pour garder sa liberté. Et beaucoup de gens retournent au salariat parce qu’ils n’ont pas bien géré leur liberté, parce qu’ils n’ont pas bien géré leur business. Il faut avoir de plus en plus de témoignages. Il faut réussir à augmenter ses prix au fur à mesure du temps. Il faut voir cela vraiment comme un jeu vidéo.

 

Le freelancing, le consulting, le fait d’être indépendant, le fait d’être un entrepreneur de manière générale, c’est un jeu vidéo et cela ne s’arrête jamais vraiment. Il faut mériter constamment sa liberté. Et quitter le salariat, c’est la première étape finalement. Tu vois, tu as 5 étapes pour quitter le salariat, mais derrière après ces cinq étapes, tu en as plusieurs. Tu as le fait de croître. Tu as le fait d’augmenter en termes de chiffre d’affaires, de gagner en notoriété, de gagner en légitimité, etc. Et tout cela, c’est un jeu. Il faut que tu prennes goût à ce jeu-là parce que sinon tu risques de retourner à la case départ. Tu risques de retourner dans le système.

 

Et ça, c’est vraiment le moyen de quitter le système le plus rapidement possible et de la façon la plus sûre possible. Tu vois, il y a une autre méthode qui consiste à quitter son job d’abord puis ensuite appliquer l’étape une, qui est de récolter des preuves de ses compétences, etc. mais il y a beaucoup de gens qui vont être stressés en faisant cela, dans ce sens-là. Moi, je t’invite vraiment à d’abord travailler à récolter des preuves de tes compétences, de te déclarer en tant qu’indépendant, de chercher des clients, ensuite de bosser pour ses clients pour récolter de l’argent, et enfin de quitter ton travail. Ne fais pas tout cela à l’envers.

 

Moi, je n’ai pas fait les choses dans le bon ordre, ça m’a réussi, mais cela aurait pu être un désastre honnêtement, je te le dis. J’aurais pu me foirer. J’ai eu un peu de chance on va dire, c’est plus risqué. Après, cela dépend de ta situation. Cela dépend de ta motivation, mais tu connais maintenant les grandes étapes pour quitter le salariat et derrière, c’est un autre monde qui s’ouvre à toi. C’est juste une autre vie. Moi, aujourd’hui, je ne m’imagine absolument pas retourner dans un open space. Je ne m’imagine absolument pas retravailler pour un patron. Je ne m’imagine absolument pas recevoir des ordres aujourd’hui. C’est un peu comme une drogue finalement, l’indépendance, le fait de quitter le salariat. Et je fais tout aujourd’hui, je fais absolument tout pour ne jamais avoir à y retourner. Je fais tout pour bosser un maximum au quotidien, même si je pourrais parfois mettre le frein, même si parfois je pourrais me calmer. Je bosse parce que pour moi, c’est une liberté qui n’a pas de prix. Et je suis prêt à absolument tout pour rester libre, pour rester indépendant et pour ne pas rentrer dans le système qui ne me correspond absolument pas.

 

On est nombreux dans cette situation à ne pas du tout aimer ce système-là, ne pas simplement être bien dans le salariat, ne pas être heureux dans le salariat. Moi, j’étais particulièrement malheureux quand j’étais salarié. Et c’est depuis que j’en suis sorti que je ne suis absolument plus du tout déprimé, même j’exagère un peu, mais je suis allé très peu chez le médecin depuis. Je suis malade de temps en temps, mais de manière générale, je pète la forme. J’ai des hauts et des bas comme tout entrepreneur, mais de manière générale, ma vie a grandement été améliorée grâce à cela. Donc, je t’invite à suivre ces différentes étapes au mieux que tu peux et derrière, crois-moi, les choses se passeront beaucoup mieux pour toi, en termes en tout cas de liberté. Voilà un petit peu ce que je voulais te dire aujourd’hui.