Créer une agence digitale : 10 erreurs fatales

Salut à toi et bienvenue !

J’espère que tu vas bien. Alors, aujourd’hui, je voudrais te parler du fait de créer une agence digitale et je voudrais te donner dix erreurs qui pourraient t’être fatale si tu as cela comme projet. Si tu me suis depuis quelque temps, tu sais que j’ai une agence moi-même, une mini agence digitale, spécialisée en prospection BtoB. J’en parle assez souvent, moi, je suis dans une phase de réflexion cet été-là sur : « Est-ce que je continue en solo ? Est-ce que je développe mon agence ? » Bref, j’ai une agence et j’ai un business en ligne et j’essaye un peu de me dire : « Vers quoi est-ce que j’ai envie de tendre ? Quelle est la direction dans laquelle j’ai envie d’aller ? », tout simplement.

 

Je pense qu’à terme, au final, je continuerai de faire les deux. Cela demande plus d’efforts, mais voilà, en tout cas, j’ai pas mal d’expérience par rapport au fait de créer une agence. La mienne est agile, elle est flexible. Ce n’est pas le modèle que tu peux retrouver habituellement en fait dans le monde du digital. J’ai une agence qui est un peu particulière, j’en reparlerai je pense beaucoup plus longuement plus tard. C’est un peu un modèle d’agence que je veux promouvoir parce que c’est une agence qui permet en fait de faire ce que tu aimes vraiment, un type d’agence qui te permet de ne pas passer ton temps à bosser. Bref, j’y reviendrai plus tard. Mais en tout cas, si le fait de créer une agence digitale t’intéresse, je voudrais t’éviter pas mal de choses déjà pour t’aider à déjà aller dans la même direction que moi à ce niveau-là, avoir une agence intelligente comme j’aime les appeler.

Première erreur

Alors, le premier truc si tu es peut-être entre le freelancing, consulting et la création d’une agence, si tu es vraiment sur le point de créer ton agence, il y a un problème que je vois très souvent. C’est la première erreur qui peut être fatale, c’est le fait d’être obsédé par la forme. Qu’est-ce que j’appelle la forme ? C’est simplement le fait d’être obsédé par la création d’un site internet. Je vais y revenir mais pour moi la création d’un site Internet n’est pas du tout vital quand tu as une agence. Moi, je n’en ai pas de site internet, je vais y revenir. Et l’autre élément que je pourrais inclure dans la forme, dans cette idée de forme, c’est la forme juridique, le statut juridique.

 

Il y a beaucoup d’entrepreneurs, de gens qui créent, qui veulent créer en tout cas leur agence digitale qui se demandent : « Qu’est-ce que je dois avoir comme statut juridique ? Est-qu’il faut que j’aie un site Internet ? » Il y a beaucoup de gens qui pensent à cela. Moi, il y a souvent des proches d’ailleurs qui me disent : « Mais tu n’as même pas de site internet pour ton agence, un site internet pour toi ? » Il y a yannlenen.com qui existe d’ailleurs, je suis en train de le refaire. Mais tu n’as pas de site internet pour ton agence. Est-ce que c’est normal ? Honnêtement, tu peux gagner beaucoup d’argent sans avoir de site Internet. Vraiment, je vois beaucoup de personnes qui viennent vers moi souvent qui me disent : « Est-ce qu’il faut créer un site ? Est-ce que c’est important quand tu débutes ? »

 

Honnêtement, LinkedIn suffit largement au tout début quand tu crées ton agence digitale. Moi, j’appelle cela, pour moi, ce sont des trucs un peu superficiels. L’idée pour moi, c’est de développer déjà, de développer sa clientèle, etc. je vais y revenir sur ce point-là d’ailleurs, mais de développer son business et ensuite de penser à tout ce qui est cosmétique, superficiel. Enfin, tu vois, le site internet, tu peux vraiment t’en passer. Tu peux gagner jusqu’à 20 000 – 30 000 € par mois sans avoir de site internet. Crois-moi. Donc, voilà. Et puis, le statut juridique, pareil, tu vois. Ne commence pas à penser à créer une SAS alors que tu n’as même pas un client, tu vois.

 

Souvent, on met la charrue avant les bœufs. Ce n’est pas une bonne idée, tu perds du temps plus qu’autre chose en faisant cela. Et tu vas t’épuiser si tu commences à penser à ces petits détails dès le début alors que tu as beaucoup de boulot, notamment de prospection. En gros, ne te pourris pas la vie avec la forme. Pense déjà à développer ton business et ensuite les choses viendront et tu pourras même déléguer, tu vois, tout cela, toutes ces histoires de comptabilité, tout cela, machin. Vraiment, ne t’embête pas avec ces trucs-là, c’est important.

Deuxième erreur

Deuxième erreur fatale pour moi, c’est le fait de vouloir des locaux à tout prix. Alors, je ne sais pas dans quoi est-ce que tu as évolué, dans quel domaine tu as évolué. Moi, je viens de la publicité, j’ai bossé dans plusieurs agences de publicité. Et donc, quand je me suis lancé, au tout début, je me disais : « Bon bah moi, quand j’aurai mon agence, moi aussi, j’aurai des locaux. » Tu vois, des locaux, ils seront cool, ils seront un peu en mode startup, machin. Bref, on se fait toute une idée tu vois. Moi aussi, j’aurai des locaux assez cool, il y aura un babyfoot, etc. En fait, honnêtement, on est en 2018 et moi, le modèle d’agence que je promeus, c’est une agence sans locaux, une agence nomade.

 

Et tu peux aujourd’hui totalement avoir une agence digitale sans locaux. Tu vois, tu peux totalement tout gérer, tu as des outils du style Slack, etc. si tu as une équipe. Tu n’as pas besoin de t’embêter avec des locaux, en tout cas, au début. A terme, pourquoi pas ! Mais tu peux vraiment et il y en a beaucoup aux Etats-Unis, tu peux avoir une agence nomade, j’en ai déjà parlé sur la chaîne ou sur le podcast, mais voilà. Donc, tu n’as pas de raison d’être obsédé par le fait de : « Ah, il faut que je loue un local machin. » On s’en fiche. Honnêtement, développe encore une fois ta clientèle. Donc, tu vois que je reviens sur le même point.

Troisième erreur

Troisième erreur pour moi – et j’ai un bon exemple à te donner par rapport à cela – c’est le fait de déléguer ta prospection dès le début ou embaucher trop tôt, tu vois. Alors, moi, ce matin ou en début d’aprem, je ne sais plus, j’ai eu quelqu’un qui m’a écrit en me disant : « Voilà, moi, je cherche un community manager pour lancer la page Facebook de mon agence. » Et le truc, c’est que j’ai regardé un peu son truc et tout. En fait, il était au tout début de son activité et il cherchait à déléguer sa prospection au final. Parce que souvent quand on pense community manager, on se dit – c’est un grand débat, j’y reviendrai plus tard – mais tu vois, quand on pense community manager, on pense qu’un community manager dès le début, il va nous aider – quand on n’y connaît pas grand-chose – on pense qu’il va nous aider à développer notre business, à prospecter, etc. alors que la prospection en BtoB, la prospection de clients, c’est une autre histoire. Souvent, les community manager, ils ne sont pas compétents là-dedans d’ailleurs.

 

Mais en gros, il voulait déléguer sa prospection dès le début alors qu’il n’avait pas forcément de fonds, de capital pour cela, tu vois. Moi, aujourd’hui, je délègue ma prospection, je ne m’en occupe pas moi mais pour cela, j’ai bossé. J’ai fait en sorte d’arriver à un certain stade avant de déléguer quoi que ce soit. Donc, il faut que tu – désolé pour le terme – mais il faut que tu mettes les mains dans la merde au début et pas chercher à embaucher ou à déléguer dès le début. Il faut que toi-même tu aies une idée de ton business, de ton, tu vois, de ta cible, et que tu fasses les choses par toi-même pour ensuite bien déléguer parce que tu ne peux pas bien déléguer un travail si tu ne l’as pas fait, toi.

 

Donc, au lieu d’essayer de se débarrasser des trucs chiants dès le début, il faut que tu les fasses. Et si tu essaies de déléguer les trucs chiants – ce que j’appelle chiants, c’est la prospection pour certains, moi, c’est un jeu, pour moi, c’est un truc qui m’amuse – mais souvent, on n’aime pas la prospection quand on est marketeur, quand on lance son business, quand on est entrepreneur, et pourtant, c’est vital en fait. C’est vital et j’en parle beaucoup sur la chaîne. Pour moi, la prospection, c’est le nerf de la guerre, en fait. Si tu sais prospecter, tu as gagné. Tu as gagné et tu peux… il n’y a pas de limite derrière. Bon, souvent, on essaie de déléguer ce genre de trucs et pour moi, c’est une très mauvaise idée. C’est toi au début qui doit faire ta propre prospection et une fois que tu auras les choses qui tourneront bien, tu pourras le déléguer parce que tu auras créé un espèce de système, tu vois, que tu pourras déléguer facilement. Mais déjà, mets les mains dans la boue pour être poli parce que sinon tu ne vas pas t’en sortir et tu vas… et de toute façon, honnêtement, pour embaucher des gens compétents dès le début, enfin, tu n’as pas assez d’argent.

 

De toute façon, tu vois, moi je… bref, j’y reviendrai plus tard mais il ne faut pas chercher à embaucher dès le début alors que tu n’as pas de business en fait. Ça, je ne comprends pas ce problème-là. Il y a beaucoup trop de gens qui se disent : « Bon, je vais embaucher un community manager, et tout, machin. » Moi, e suis en train actuellement de penser à embaucher un community manager alors que tu vois, tout va bien, j’ai de l’argent. Cela se passe très bien à ce niveau-là, mais il y a beaucoup de gens qui se lancent et qui se disent : « Bon, alors il me faut un community manager, un graphiste, un machin. » Au début, il faut que tu comprennes que tu dois faire les choses tout seul. Je sais que ce n’est pas facile à entendre. Je sais que tout le monde n’a pas envie d’entendre cela, mais c’est comme cela. C’est la vérité et c’est comme cela que tu pourras créer une agence digitale à succès.

Quatrième erreur

Quatrième erreur si je ne me trompe pas, c’est le fait d’arrêter de prospecter. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il y a beaucoup de business qui prospectent et une fois qu’ils ont trouvé des clients, ils gèrent du coup le travail pour ses clients et ils arrêtent de prospecter en parallèle, alors qu’ils devraient continuer à prospecter parce que souvent, ce dont tu te rends compte en tant qu’indépendant, en tant que gérant d’agence, bref, en tant que consultant en marketing dans le digital de manière générale, tu te rends compte que parfois tu as un mois où tu peux avoir plein de clients et un autre mois où tu n’as plus rien. Parce que tes clients, ils n’ont plus de besoins ou quoi. Donc, il ne faut jamais que tu t’arrêtes de prospecter sinon tu risques de jouer aux montagnes russes. Et cela, ce n’est pas très bien pour ton business et tu pourrais carrément mettre la clé sous la porte si tu ne t’en rends pas compte si tu fais cela, si tu t’arrêtes de prospecter.

Cinquième erreur

Cinquième point : mettre le marketing de côté et proposer des créa uniquement. Alors, ce conseil s’adresse surtout à tout ce qui est agence créative, donc design, graphisme, etc. Dans tous les cas, pour moi, pour avoir une agence digitale à succès, il faut absolument mettre le marketing au cœur de son business. Qu’est-ce que je veux dire par là ? C’est simplement le fait qui, en fait, il faut simplement que tu fasses du conseil auprès de tes clients et que tu ne sois pas simplement dans… tu ne vends pas que de la création.

 

Il ne faut pas en tout cas que tu vendes que du graphisme, des prints, des logos, etc. Parce que – je vais y revenir après sur le prix – mais ce n’est pas comme cela que tu factures le plus. Il faut que – et ça, je le dis très souvent sur la chaîne et je t’invite à regarder d’autres vidéos sur le sujet – mais ce qu’il faut que tu fasses, c’est que ton agence aie une proposition business, qu’elle soit une solution business à un problème business, et ensuite le moyen d’y arriver éventuellement, c’est le graphisme, le web design, etc. Mais ne vend pas de la création, ne vend pas du graphisme, des prints et tout. Tu vends une solution business et du coup, c’est cela que j’appelle mettre le marketing au centre. Il ne faut pas que tu le mettes de côté. Il ne faut pas que tu dises : « Je suis juste une agence créative. »

 

Parce que souvent, j’en vois beaucoup. Honnêtement, j’en ai plein autour de moi, les agences créatives uniquement qui ne pensent pas business, qui ne pensent pas au fait qu’elles sont une solution business pour leurs clients. Bah, elles galèrent beaucoup plus à trouver des clients. Donc, sois dans le conseil. Il faut que tu sois dans le conseil et que tu dises grâce à notre expertise, grâce à nos créations et tout, on peut réussir à atteindre tel résultat. Je sais que ce n’est pas toujours évident dans les métiers créatifs, chez les graphistes et tout, mais c’est important de trouver un moyen d’avoir des résultats, un impact business avec ses créations tout simplement, sinon c’est beaucoup plus compliqué. Et honnêtement, c’est faisable, mais il faut creuser le sujet. Il faut s’intéresser vraiment en profondeur au marketing digital.

Sixième erreur

Sixième erreur, c’est le fait d’accepter tout, de tout accepter face aux clients. Il y a beaucoup d’agences dont celles qui, par exemple, ne mettent pas le marketing au cœur de leur business, il y a beaucoup d’agences qui acceptent absolument tout de la part de leurs clients. « Ah tiens, il me faut un print, il me faut un logo, il me faut un machin » Et parfois du jour au lendemain, moi, je viens du monde des agences donc je sais qu’il y a pas mal de choses qui sont demandées pour le lendemain. Il y a beaucoup d’agences du coup qui acceptent parce qu’elles n’ont pas le pouvoir de refuser. Moi, ce que je te conseille à terme, et c’est tout l’enjeu de mon podcast, de ma chaîne, c’est de standardiser ton process, d’avoir une solution de business comme je disais auparavant avec ta méthodologie.

 

Tu as ta façon de faire et tu la gardes. Et si un client te demande de faire autre chose, au début, je te conseille de refuser. C’est seulement quand tu es vraiment installé, développé, que tu as développé ta solution et que beaucoup de gens sont intéressés par ta solution et grâce à ta méthodologie que derrière tu peux aller plus loin et proposer par exemple des sites web, si ce n’est pas ce que tu fais de base, ou bien des logos, etc. Tu vois. Mais moi, par exemple, ce n’est pas du tout un truc que je fais. Les sites internet, dès qu’on me demande : « Est-ce que tu fais des sites internet ? » Je dis non. Alors que j’ai plein, je connais plein de gens à qui je pourrais déléguer le travail et tout, mais je ne le fais pas. Je refuse de l’argent à court terme pour en gagner beaucoup plus à long terme. Et donc, dès qu’on me propose, dès qu’on me dit : « Est-ce que tu peux faire cela ? » Je dis : «  Non, ce n’est pas mon truc. Moi, je suis une agence de prospection BtoB et je fais que cela pour l’instant ». Tu vois. Donc, ça, c’est important de garder le cap et de ne pas forcément dire oui à tout ce que ton client veut.

Septième erreur

Donc, voilà. Je sais plus quel est le… c’est le septième je crois, sept, huit, neuf… Oui, septième erreur. Septième erreur à ne surtout pas commettre, c’est le fait de travailler avec des petites boîtes. Je ne vais pas rester longtemps sur ce conseil-là parce que j’en parle énormément sur la chaîne et sur le podcast. Mais il y a beaucoup d’agences qui veulent bosser avec des toutes petites boites qui n’ont pas assez d’argent. Concrètement, tu ne peux jamais facturer de manière décente avec des toutes petites boîtes. Il vaut mieux aider une boîte qui est déjà un petit peu avancé pour l’aider à passer au stade supérieur plutôt que de chercher à bosser avec les toutes petites startup qui débutent. Honnêtement, je te le dis. Moi, je l’ai fait au début, de bosser avec des petites startup et cela ne s’est pas bien terminé et du coup je n’ai plus jamais recommencé. Donc, cherche des boîtes qui ont un minimum pour te payer sinon cela sert à rien. Tu es juste en train de perdre ton temps.

Huitième erreur

Huitième erreur, du coup, il me semble : facturer au temps passé. Cela aussi j’en parle pas mal sur la chaîne et sur le podcast, mais facturer au temps passé, c’est vraiment une énorme perte d’argent.

 

Dans tout ce que tu fais, il faut absolument que tu réussisses à facturer en fonction du résultat que tu peux avoir pour le business. Tu vois, moi – je ne vais pas rentrer en détail par rapport à cela – mais même si tu fais de la formation, moi quand je donne mes tarifs en tant que formateur pour des grosses boîtes, je ne dis pas du tout que : « Voilà, moi je coûte tant à l’heure ou à la journée. » Non. C’est que j’ai une méthodologie qui permet d’avoir tant de résultats. J’estime les résultats que je peux avoir pour la boîte et je facture en conséquence un petit pourcentage, enfin, bref. Mais tu vois, du coup, cela me permet de facturer 10 fois plus cher qu’un formateur lambda. Et c’est pareil en fait en agence digitale. C’est le même procédé que j’applique en tant que patron d’agence même si encore une fois j’ai un système d’agence qui me permet de ne pas être quarante. On est une équipe mais pas beaucoup et cela me permet de facturer bien plus qu’une agence qui aurait peut-être cinq, six, sept employés. Simplement parce que je facture en fonction du résultat que je peux apporter. Alors, tout le monde n’est pas prêt à payer pour cela. Mais du coup, il faut que tu connaisses ta cible et que tu connaisses les personnes, le type de business qui sont prêts, les types de business qui sont prêts à te payer en fonction des résultats.

 

Tu vois, si tu peux ramener 100 000 € à une agence, à un client pardon, si tu peux lui rapporter 100 000, il n’y a aucune raison qu’il refuse de te payer 8 000 euros. Tu vois ce que je veux dire. Donc à toi de faire tes calculs et à toi de voir la solution. Et tu vois que cela va de pair encore une fois avec mon conseil sur le fait de mettre le marketing au centre de ton business. Sois capable de quantifier tes résultats, c’est important. C’est tout un process. Ce n’est pas forcément évident, au début, tu ne peux pas forcément le faire mais il faut tendre un maximum et le plus rapidement possible vers cela.

Neuvième erreur

Neuvième erreur fatale, je suis en train de me perdre, tu vois, c’est tellement long. J’espère que ce n’est pas trop long pour toi, reste ici. Il y a deux conseils encore, ensuite on a terminé. Alors, ne tourne… alors une erreur fatale, c’est de ne tourner qu’avec des stagiaires. Alors, moi, encore une fois, je viens du monde des agences et je sais très bien que beaucoup d’agences – et je crois que j’avais fait une vidéo sur le sujet d’ailleurs – beaucoup d’agences tournent uniquement avec des stagiaires. Quand je dis tourner, c’est qu’elles embauchent plein de stagiaires, 6 mois, 6 mois, 6 mois, 6 mois. Bref, le turnover, il est énorme.

 

Et le désavantage, c’est que tu dois tout leur réapprendre à chaque fois, tu vois. Moi, j’ai même proposé à des gens de les payer deux fois plus que dans une agence traditionnelle pour travailler avec moi à une époque, au final, cela ne s’est pas fait pour différentes raisons. Mais tu vois, je préfère payer quelqu’un bien pour qu’il n’y ait pas de turnover et simplement pour ne pas avoir à réapprendre à chaque fois aux stagiaires qui arriverait ma méthodologie, mon process, etc. Honnêtement, moi, je ne comprends pas en fait, tu vois, les agences qui ne tournent qu’avec des stagiaires. C’est une perte de temps mais énorme à long terme. Alors que si tu as quelqu’un, tu vois, en qui tu fais confiance, que tu paies bien, que tu… bref et qui est là pour du long terme, tu vois. Limite, si tu peux embaucher un CDI tout de suite, fais-le. Évidemment, il faut que tu saches, il faut que tu sois solide derrière, mais voilà. Si tu prends quelqu’un en CDI, qui est fidèle, et qui travaille longtemps avec toi, c’est une énorme… c’est un énorme gain de temps par rapport à des stagiaires.

 

Encore une fois, il faut des stagiaires. Ce n’est pas ce que je dis. Je ne dis pas du tout qu’il ne faut pas de stagiaires et tout, il faut donner la chance à des personnes évidemment, à des jeunes qui sortent d’écoles et tout, ça, on est totalement d’accord là-dessus. Ce que je veux juste dire par là, c’est que si tu veux grossir le plus vite possible, il vaut mieux privilégier des gens qui ont un peu d’expérience. Après, encore une fois, tu peux, il faut doser. Il faut que tu donnes la chance à certaines personnes qui sont très compétentes aussi en sortant de stage et qui voudraient travailler à long terme avec toi. En fait, c’est ça ce que je veux dire, c’est qu’il faut des gens à long terme et pas simplement prendre des stagiaires et tourner avec des stagiaires. Si tu as un stagiaire qui a envie de bosser encore avec toi après, qui envisage les choses à long terme, c’est tout bénef pour toi et pour lui, évidemment.

Dixième erreur

Dernière erreur que tu pourrais faire, et cela va un peu de pair avec le précédent conseil, c’est le fait de ne pas avoir de vision, de ne pas avoir de culture d’entreprise. Tu vois, aujourd’hui, on est dans une époque où en gros tu as la tendance startup, avec babyfoot, etc. On a très peu de boites, même dans le digital, qui sont capables, enfin, qui ont une vraie vision, une vraie culture d’entreprise. Et c’est pour cela qu’il y a beaucoup de turnover dans les startup et notamment dans les agences aussi, dans les grosses agences. Concrètement, les gens qui travaillent dans ces boites-là ne se sentent pas investis d’une mission. Ils n’ont pas l’impression que, tu vois, qu’il y a un cap, qu’il y a quelque chose qui les dépasse vraiment. Is ont l’impression d’être utilisés, qu’on les utilise en fait, que ce sont juste – c’est la clim là qui est en train de chauffer – bref, ils ont l’impression d’être utilisés et de ne pas vraiment avoir de responsabilités, d’être simplement des petits pions.

 

Et moi, je te conseille du coup de développer cela. Moi, si je fais grossir mon agence, mon but, c’est vraiment – j’ai une vision très claire et une culture d’entreprise très claire que j’ai envie de transmettre et qui voilà, qui va dans le sens du bonheur des employés, etc. Alors, cela peut paraître un peu cucul dit comme cela, mais honnêtement, voilà, moi j’ai envie d’allier business et le côté humain. Et je pense que c’est sûrement ton cas si tu es dans ce domaine. On est beaucoup dans ce domaine, dans ce cas-là. Mais je trouve qu’il y a trop peu de boites qui l’appliquent vraiment. Elles se laissent aller fait. Tu vois, elles se font avoir par la réalité quoi. Elles acceptent absolument tous les contrats et tout, et du coup, bah, il y a de plus en plus de boulot. Il y a des trucs à rendre le lendemain et du coup, forcément, la culture d’entreprise, la vision, elle en pâtit, tu vois. Et je pense qu’il faut vraiment garder un cap. Ce n’est pas évident mais à long terme, tu es gagnant et les employés, les gens qui travaillent avec toi aussi.

Le mot de la fin

Donc, voilà un petit peu ce que je voulais te dire par rapport à cela, par rapport au fait de créer une agence digitale, ce sont dix erreurs qui peuvent vraiment être fatales pour toi. Et je pense qu’il y en a plein d’autre. Et tu vois que si tu me suis depuis quelque temps, tu as pas mal de sujets qui reviennent de temps en temps sur le podcast, sur la chaîne, mais c’est important. J’avais vraiment envie de t’en parler parce que je sais que cela intéresse pas mal de gens de créer leur agence digitale, mais moi, j’ai vraiment une vision particulière par rapport à cela, aux agences digitales. Et je trouve que cela veut un peu tout dire et rien dire aujourd’hui. Donc, j’ai un modèle que j’aimerais un peu expliquer et je pense que j’y reviendrai plus tard plus en détail.