Comment devenir community manager freelance ?

Ah, quelle journée !

Bon, je viens de rentrer chez moi après une journée bien remplie. Il est 17h30. J’ai reçu hier soir une proposition d’un client qui voulait des likes sur sa page Facebook. Son manque de connaissance du travail d’un community manager freelance me pousse à faire cette vidéo.

Bon, j’espère que cela va aller niveau luminosité. Si tu suis mes vidéos régulièrement, tu sais que je suis community manager freelance – C’est plus droit là, je crois, non ? – Alors, pour tout t’avouer, je n’aime pas trop ce terme de community manager. Simplement parce que, voilà, les gens ont une vision plutôt péjorative du terme. En général, on se dit que c’est quelqu’un qui poste deux ou trois trucs sur les réseaux sociaux et qui est payé à rien faire en fait. Bref, un boulot de glandeurs, quoi. Sauf que progressivement, le travail d’un community manager, il est de plus en plus large. Et il demande donc des compétences de plus en plus différentes : un community manager, un social media manager, tu appelles cela comme tu veux. En général, il doit avoir des compétences en webmarketing. Oui, parce qu’il ne suffit pas de poster deux ou trois trucs sur Facebook, deux ou trois trucs sur Instagram. Bon, déjà les règles sont différentes sur les deux plateformes mais en plus, tu dois maîtriser les publicités Facebook qui sont assez techniques. Quand je t’évoquais le cas du client potentiel que j’avais hier, et bien, c’était quelqu’un qui n’y connaissait absolument rien, qui me disait : « Ouais, il n’y a pas d’outils pour avoir des likes de telle manière. » Enfin, il s’avançait sur des compétences qui étaient normalement les miennes. C’est moi qui devais le conseiller là-dessus. Il avait déjà son apriori.

 

Du coup, forcément, il y a des a priori sur le travail de community manager. Donc, tu as beau lui dire : « Il faut faire comme ci, comme cela. » C’est compliqué quoi. En tout cas, c’est un boulot vraiment intéressant parce qu’il te demande une vraie polyvalence. Bon alors, comment est-ce qu’on devient community manager freelance ? Il y a plusieurs cas, soit tu as une expérience dans le domaine avant, soit tu n’en as pas. Il y a une bonne partie des community manager freelance qui ont déjà une expérience dans une boite. Ils étaient community manager dans un grand groupe par exemple ou dans une agence de communication. Pour ceux-là, c’est vraiment plus facile de trouver des clients et donc d’être freelances parce qu’ils peuvent faire valoir les clients qu’ils géraient avant. En fait, les clients qu’ils géraient avant, c’est un peu leur CV si tu veux. Ils peuvent dire : « Voilà, je suis capable de gérer telle marque et telle marque et telle marque sur ces réseaux sociaux là. » Voilà. Le client potentiel est forcément en confiance, et encore plus si tu sors d’une agence de communication ou tu gérais plusieurs comptes. Bref, si tu es dans ce cas-là, cette vidéo ne s’adresse pas à toi. Je te parle plutôt à toi, étudiant, qui a envie de devenir community manager freelance ou à toi, salarié, qui a envie de changer de métier.

Premier conseil

Première chose, le CV ne sert à rien. Comme je te disais, le CV pour ceux qui sortent d’agences ou de grosses boites, bah c’est les clients qu’ils géraient avant. C’est les preuves en fait qu’ils peuvent apporter au client potentiel pour leur dire : « Voilà, je sais faire. » Donc, j’ai envie de te dire : « Il te faut de l’expérience. », mais tu vas me dire : « Comment je fais pour avoir cette première expérience ? » Et tu as tout à fait raison. Personnellement, j’étais en agence de publicité, tu le sais peut-être, je m’occupais de la partie créative de rédaction, de conception de publicité, mais je touchais beaucoup aux réseaux sociaux. Donc, je n’étais pas community manager en tant que tel, mais bon, ça s’en rapprochait pas mal. Donc, j’ai pu faire valoir les différentes expériences que j’avais auprès de clients potentiels.

 

Si tu n’as aucune expérience et que tu cherches cette première expérience, déjà, forme-toi. Donc, moi, je n’étais pas community manager à proprement parler mais quand je rentrais chez moi après le boulot, je me formais. Je me formais sur les différentes plateformes jusqu’à ce qu’elles n’aient aucun secret pour moi, tant en stratégie qu’en format, etc. Je suivais toutes les actualités des réseaux sociaux, mais cela ne suffit pas. Pour avoir cette première expérience qui te permet ensuite d’avoir des clients, et bien, il faut que tu aies des preuves concrètes. Et le simple fait de dire que tu t’y connais, et bien, cela peut marcher, mais ce n’est pas non plus le truc le plus crédible du monde.

 

Tu peux potentiellement profiter de cette méconnaissance des réseaux sociaux de certaines marques, de certains clients, voilà, bon, mais tu ne feras pas long feu parce que tu n’auras pas de résultats. Donc, je ne te conseille vraiment pas de faire cela. Ce que je te conseille de faire, c’est de créer des comptes Instagram, Snapchat, etc. et de les faire grossir. Cela, c’est une preuve concrète et irréfutable. Donc, si tu prospectes un client ensuite, tu peux dire : « Je gère ces comptes-là. Ils n’appartiennent qu’à moi. Mais bon vous pouvez voir que je suis compétent. » parce que comme je te le dis, bah, voilà, le CV, il ne sert à rien. C’est que de la parole contre de la parole. Et dans ces métiers du digital en général, il faut des résultats assez concrets assez rapidement.

 

Donc, personne ne prendra le risque d’employer le premier, sauf coup de chance. Tu me diras : « Bon ok, d’accord, je vais créer un compte Instagram, etc. mais sur quoi ? » Ben là, cela dépend de toi. Est-ce que tu as des passions, des trucs que tu aimes, autour desquels tu pourrais créer des comptes sociaux ? » Si oui, fonce. Mais bon, ne t’embête pas trop avec cela. L’idée, c’est vraiment que tu utilises ces comptes comme preuve de tes compétences. C’est un cercle vertueux. Moi, aujourd’hui, je gère déjà des comptes, donc, je peux déjà dire à des clients potentiels : « Je gère cela, donc, voilà, je peux gérer le vôtre. » Mais toi, tu dois commencer quelque part et ça, c’est une bonne façon de le faire, je pense.

 

Deuxième conseil

Souvent, on a envie d’aller trop vite. On se dit : « Ouais, j’ai des gros clients. Je veux des marques de luxe – ou je ne sais pas quoi » mais cela se fait petit à petit. Comme tu le sais, sur cette chaîne, pas de recette miracle. Donc, je te dis à chaque fois qu’il faut que tu construises des choses progressivement. D’abord, des comptes personnels, il y a plein de gens de plus en plus jeunes qui maîtrisent tellement bien les réseaux sociaux. Cela serait dommage de se priver de ces compétences. Donc, d’abord tes réseaux sociaux. Ensuite, tu présentes cela à des clients, pas forcément très grands mais déjà tu gères leurs réseaux sociaux. Et ensuite, tu montres ces réseaux sociaux à des marques plus grosses et ainsi de suite.

 

Je dis n’importe quoi mais par exemple, si tu es étudiant en finance et que voilà, cela t’intéresse mais que tu as envie de devenir community manager freelance quand même, et bien, crée-toi un compte Twitter sur la finance et fait le grossir. Et peut-être que tu auras des banques clientes un jour, qui sait. Tu vois, moi, par exemple, j’ai fait du droit, j’ai une licence de droit et à la base, je me disais : « Il y a des cabinets d’avocats plus ou moins gros qui ne savent pas y faire en réseaux sociaux. » Et je pensais que je pouvais les aider, surtout que la communication sur leurs services a été libéralisé il y a moins d’un an, il me semble. Donc, je pensais que c’était une bonne opportunité. Je pense que c’en est encore une. En tout cas, bon, voilà, j’ai eu d’autres opportunités entretemps. Et je suis persuadé que si tu es étudiant en droit et que tu as envie d’être community manager freelance et que tu aimes quand même le droit, ben, fonce. Vas voir les cabinets d’avocats et propose-leur tes services. Mais d’abord créer ses comptes, Twitter et autres sur le droit. Assois ton expertise en fait. Tout cela, c’est une question de crédibilité. Je pense vraiment qu’avoir une niche au départ, en tant que community manager freelance, c’est vraiment un atout. Moi, je ne l’ai pas joué comme cela, parce que voilà, j’avais plusieurs opportunités comme je te le disais, mais je pense vraiment que tu peux réussir en ayant une niche et même gagner plus.

 

Donc, choisis un domaine, fais tes preuves et ensuite prospecte avec ces preuves concrètes. Mais encore une fois, forme-toi bien parce que, voilà, ce n’est pas simplement poster sur Facebook, etc. Il y a plein de problématiques liées aux réseaux sociaux et une actualité, enfin voilà, cela change tous les jours. A chaque fois, je suis obligé de me renseigner sur la dernière mise à jour de YouTube, etc. Donc, tiens-toi au courant. Et surtout, ne profite pas de la méconnaissance des clients pour gagner de l’argent. Cela, c’est vraiment un truc qui me tient à cœur parce qu’il y a un moment de toute façon, ils vont s’en rendre compte. Ils vont se rendre compte que tu es en train de faire, bon, de poster deux trois trucs. Ils vont être meilleurs que toi s’ils se renseignent, et voilà.

 

Donc, bon, tu as intérêt à prendre vraiment les choses et être un expert dans ton domaine. Bon, là, il faut que j’aille uploader la nouvelle vidéo sur YouTube parce que maintenant, j’uploade à 18 heures. C’est posté. Je me remémore ce que je te disais. Bon, j’ai oublié mais je voulais te dire un truc. Il y a des formations pour devenir community manager, pour en avoir les compétences soi-disant. Cela n’engage que moi, mais je pense que cela ne sert à rien. Je pense vraiment que tu peux tout apprendre tout seul. Mais ce métier, il est tellement nouveau et tellement mouvant qu’aucune formation ne te formera pleinement. Il y aura toujours des choses à apprendre et je pense que le meilleur moyen de commencer, c’est d’apprendre par toi-même. En tout cas, c’est un métier pour lequel il faut être passionné. Il faut être passionné par les réseaux sociaux et le web marketing de manière générale, et au sens large. Parce que souvent, un client, il va avoir besoin de réseaux sociaux mais aussi d’autres trucs. Et c’est là qu’il va te demander, qu’il va te poser des questions, qu’il va te dire : « Est-ce que tu peux faire cela, etc. ? » Et c’est là que toutes tes compétences polyvalentes, transverses, seront pertinentes.